Arno Lafontaine artiste peintre nantais  signe Arno ...


Lafontaine est le 13 Mars 1979 à Pessac (Gironde). Il réside à Nantes depuis 1997. Après avoir obtenu un Baccalauréat  littéraire (option Arts Plastiques), il intègre l’école de design de Nantes Atlantique. Son diplôme de Designer Industriel en poche, c’est à la peinture qu’il voue sa carrière.


Depuis 2005, il a à son actif quelques expositions en solo ou collectives et dernièrement il a participé à la Biennale 2007.

Membre des Amis de l’art à Nantes et artiste permanent dans plusieurs galeries de la Région, Arno est entouré de personnes qui suivent de près son travail.


Peintre figuratif, il concentre son travail sur les regards et les fonds souvent craquelés inspirés des murs colorés des pays d’Asie  où il a passé presque deux  ans entre le Népal, l’Inde, la Chine,le Cambodge et l’Indonésie.


Quand il n’est pas parti en Asie se confronter et se lier aux cultures qu’il découvre pour nourrir un univers en ébullition, sa peinture retranscrit un imaginaire mixant des instants, des pensées, survenues sur la route.


« Ma peinture n’est ni géographique ni chronologique car pour moi l’important c’est d être parti loin et longtemps »… «  j’ai enfin les mots pour parler de ma peinture, avec cette phrase qui revient dans ma tête : je suis là où je dois être… Le loin est beau, c’est ce que je veux montrer » dit-il.


Ces visages et corps tantôt lascifs tantôt pantins ne sont pas sans rappeler la grâce et la beauté des geishas, elles-mêmes suggérant  le lointain par une culture traditionnelle de la sensualité exercée par un contrôle, une plastique, une justesse dans leur façon de se mouvoir.


Lorsque l’on observe le travail du peintre, on s’aperçoit que certaines parties du corps de ces femmes sont exagérées ou se retrouvent dans des  postures  peu probables. Même si l’artiste parvient à l’harmonie dans ses toiles et qui plus est avec un regard qui ne laisse pas de marbre, ces femmes sont bel et bien tirées de son imaginaire.


Des détails viennent parer la chevelure et le corps des femmes, d’ornements, de bijoux inspirés des voyages du peintre. Il utilise des matériaux riches et lumineux comme les pigments, les feuilles d’or et d’argent rapportés d’ici et d’ailleurs.

Il ajoute une forme graphique via des aplats de couleurs, vernis ou mats pour les jeux de lumière, pour traiter une robe, une chevelure, un instrument de musique…


Finalement, ce que l’on retient des peintures de l’artiste,

c’est une volonté de conjuguer l’imaginaire, les cultures lointaines et ce d’une manière contemporaine. Et surtout un regard profond et mystérieux qui emmène au loin et incite à regarder plus loin encore. C’est une ouverture d’esprit transcendée par la femme.